Bases de la photographie

Bases de la photographie

Un glossaire en langage clair des termes utilisés dans les calculateurs et les guides. Vous débutez en photographie ? Lisez-le une fois du début à la fin et tout le reste de la documentation prendra sens. Vous revenez pour un rappel ? Rendez-vous directement au terme dont vous avez besoin.

Rien ici ne suppose que vous connaissiez déjà le jargon — chaque entrée explique ce qu’est la notion, puis pourquoi elle est importante quand vous êtes sur le terrain.

Le « diaph » — l’unité de lumière

Un diaphragme (ou « stop » en anglais) est l’unité de luminosité en photographie : un diaphragme correspond à deux fois plus (ou deux fois moins) de lumière. C’est la monnaie commune des trois réglages d’exposition ci-dessous — ouvrir l’ouverture d’un diaphragme, ou doubler la durée d’obturation, ou doubler l’ISO, et chacun ajoute exactement un diaphragme de luminosité. Raisonner en diaphragmes vous permet d’échanger un réglage contre un autre sans changer la luminosité globale de la photo.

Ouverture & nombre f

L’ouverture est l’orifice réglable à l’intérieur de l’objectif qui laisse passer la lumière — comme la pupille d’un œil. Sa taille s’exprime par un nombre f : f/2,8, f/5,6, f/8, etc.

Le piège qui surprend tout le monde au début : un nombre f plus grand correspond à une ouverture plus petite. Ainsi, f/2,8 est grand ouvert (beaucoup de lumière, et seule une fine tranche de la scène est nette), tandis que f/16 est un micro-diaphragme (peu de lumière, mais une zone de netteté bien plus étendue). Chaque diaphragme entier — f/2,8 → f/4 → f/5,6 → f/8 — divise la lumière par deux, soit un diaphragme plus sombre.

Vitesse d’obturation

Durée pendant laquelle le capteur est exposé à la lumière, en secondes ou fractions de seconde : 1/500 s, 1/30 s, 2 s. Une vitesse rapide fige le mouvement ; une vitesse lente le flou (l’eau courante devient soyeuse, les phares de voitures se transforment en traînées lumineuses) et laisse entrer davantage de lumière. Chaque doublement — 1/500 → 1/250 → 1/125 — représente un diaphragme de plus.

ISO

La façon dont l’appareil photo amplifie le signal du capteur. Un ISO bas (100) donne l’image la plus propre ; l’augmenter éclaircit l’image dans les scènes sombres mais ajoute du bruit (grain). Chaque doublement — 100 → 200 → 400 — correspond à un diaphragme. Règle de base : utilisez l’ISO le plus bas qui permet quand même de réussir la prise de vue.

Exposition & valeur d’exposition (EV)

L’exposition est la quantité totale de lumière qui atteint le capteur, déterminée conjointement par l’ouverture, la vitesse d’obturation et l’ISO. La valeur d’exposition (EV) condense tout cela en un seul chiffre, de sorte que deux réglages différents avec le même EV donnent la même luminosité — pratique pour les comparer. Pour avoir une idée de l’échelle (à ISO 100) : plein soleil ≈ EV 15, ciel couvert ≈ EV 12, paysage au clair de lune ≈ EV −3. Consultez le Calculateur d’exposition.

Distance focale & zoom

La distance focale (en mm) indique le niveau de « zoom » d’un objectif. Une focale courte (grand angle, p. ex. 16–35 mm) embrasse une scène large ; une focale longue (téléobjectif, 200 mm et plus) grossit une tranche étroite. La distance focale influe aussi sur la faiblesse possible de la profondeur de champ et sur l’effet de « compression » du fond derrière votre sujet.

Champ de vision

L’angle de la scène qu’un objectif peut saisir — large pour un grand angle, étroit pour un téléobjectif. Il dépend à la fois de la distance focale et de la taille du capteur. Le Calculateur de panorama l’utilise pour déterminer combien de prises couvrent un balayage donné.

Taille du capteur & facteur de crop

Les appareils photo sont équipés de capteurs de tailles différentes : plein format (la taille de référence), APS-C (plus petit), Micro Four Thirds (encore plus petit) et les capteurs des smartphones (très petits). Un capteur plus petit « recadre » la scène, si bien que le même objectif cadre plus serré.

Le facteur de crop est ce multiplicateur : plein format vaut 1,0, APS-C environ 1,5, Micro Four Thirds 2,0. Un objectif de 50 mm sur un boîtier APS-C cadre comme un 75 mm sur plein format (50 × 1,5) — l’objectif n’a pas changé, seule la portion de son image que le capteur plus petit conserve diffère. Les petits capteurs offrent également une profondeur de champ plus grande pour le même cadrage, ce qui explique pourquoi les photos de smartphone ont rarement un fond flou. Consultez le Calculateur d’équivalence focale.

Profondeur de champ

La portion de la scène suffisamment nette, de l’avant vers l’arrière, autour du point de mise au point. Elle est contrôlée par l’ouverture (petite ouverture → profonde), la distance focale (longue → peu profonde) et la taille du capteur (petit → profonde). Consultez le Calculateur de profondeur de champ.

Cercle de confusion

Le seuil de « suffisamment net ». Un point lumineux ne se concentre jamais en un point parfait — au-delà d’une certaine taille de flou, votre œil le juge flou sur un tirage de taille normale. Cette taille, c’est le cercle de confusion, environ la diagonale du capteur ÷ 1500 (soit environ 0,029 mm en plein format). Les calculs de profondeur de champ et de distance hyperfocale l’utilisent comme frontière entre « net » et « flou ».

Distance hyperfocale

La distance de mise au point unique qui rend tout net depuis la moitié de cette distance jusqu’à l’infini — le réglage classique du paysagiste pour une netteté de bout en bout. Consultez le Calculateur hyperfocal.

Taille de pixel (pixel pitch)

La taille physique d’un pixel sur le capteur, en microns (µm) — largeur du capteur ÷ nombre de pixels sur cette largeur. Des pixels plus serrés (capteurs haute résolution) révèlent les filés d’étoiles plus tôt, c’est pourquoi la règle NPF, plus précise pour les ciels nocturnes, en tient compte.

Filtre ND

Un filtre à densité neutre — l’équivalent de lunettes de soleil pour l’objectif. Il réduit la lumière d’un nombre de diaphragmes défini sans modifier les couleurs, vous permettant d’utiliser des vitesses d’obturation longues en plein jour (pour lisser l’eau ou tracer les nuages) qui surexposeraient autrement l’image. Consultez Pose longue.

Point nodal

Le point le long de l’objectif autour duquel vous devez pivoter lors de la prise de vue panoramique. Faites-y pivoter l’appareil et les objets proches comme lointains restent alignés entre les prises ; pivotez ailleurs et ils se décalent les uns par rapport aux autres (parallaxe), ce que le logiciel d’assemblage ne peut pas corriger. Consultez Panorama.

Pôle céleste & déclinaison

Le ciel nocturne semble tourner une fois par jour autour du pôle céleste — signalé par Polaris dans l’hémisphère nord ; le ciel austral ne possède pas d’étoile polaire brillante. La déclinaison d’une étoile est son angle par rapport à l’équateur céleste : les étoiles proches du pôle tracent de petits cercles (elles bougent à peine), tandis que celles proches de l’équateur décrivent les arcs les plus larges. C’est pourquoi les filés d’étoiles s’incurvent autour du pôle.

Cœur galactique

Le centre dense et lumineux de la Voie lactée, en direction de la constellation du Sagittaire — la partie détaillée et photogénique que les photographes visent quand ils parlent de « shooter la Voie lactée ». Il se situe bas dans le ciel sud et n’est au-dessus de l’horizon sous un ciel sombre qu’une partie de l’année (saison de la Voie lactée). Consultez Soleil, Lune & Voie lactée.

Règle NPF

Une alternative plus précise à l’ancienne règle des 500 pour la pose maximale qui garde encore les étoiles comme des points plutôt que des traînées. Là où la règle des 500 n’utilise que la distance focale, la règle NPF intègre également l’ouverture (aperture), le pas de pixel (pixel pitch) et la distance focale — donnant des limites plus courtes et plus précises pour les capteurs haute résolution. Consultez Étoiles ponctuelles.

Échelle de Bortle & pollution lumineuse

Une notation de 1 à 9 de l’obscurité du ciel nocturne : la classe 1 correspond à un ciel vierge où la Voie lactée projette des ombres ; la classe 9 est un centre-ville où elle est invisible. C’est un raccourci pour désigner la pollution lumineuse — la lueur artificielle du ciel qui noie les détails les plus faibles. Test rapide : si vous pouvez voir la Voie lactée à l’œil adapté à l’obscurité, votre appareil la capturera bien.

Azimut

La direction dans la boussole vers un point sur l’horizon, en degrés — 0° nord, 90° est, 180° sud, 270° ouest. C’est ainsi que l’application indique le soleil, la lune ou le cœur galactique se lève, se couche ou se trouve par rapport à votre sujet. Consultez le Planificateur d’alignement.

Altitude

La hauteur d’un objet au-dessus de l’horizon, en degrés — 0° pile sur l’horizon, 90° à la verticale (le zénith). Associée à l’azimut, elle situe une étoile, le soleil ou la lune exactement dans le ciel : l’azimut indique la direction où regarder, l’altitude indique la hauteur. Une altitude négative signifie sous l’horizon — pas encore levé, ou déjà couché.

Crépuscule : civil, nautique & astronomique

L’obscurité progressive après le coucher du soleil (ou avant le lever), définie par la distance du soleil sous l’horizon : civil (0° à −6°), nautique (−6° à −12°) et astronomique (−12° à −18°). Au-delà de −18°, c’est la nuit complète — ce dont vous avez besoin pour les étoiles les plus faibles et la Voie lactée.

Heure dorée & heure bleue

Deux fenêtres privilégiées définies par la hauteur du soleil, non par l’horloge. L’heure dorée — soleil approximativement +6° à −4° — offre une lumière chaude, basse et directionnelle. L’heure bleue — soleil approximativement −4° à −8°, juste sous l’horizon — donne un crépuscule doux et frais. Leur durée dépend de votre latitude et de la saison. Consultez Soleil, Lune & Voie lactée.

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